Le marché de la forêt

Selon la FN SAFER* le marché de la forêt est en « bonne santé ». Il est marqué par des volumes de transaction et un prix moyen tous deux en hausse. Le prix moyen des forêts a progressé de 2,1 % l’an dernier. Les transactions ont affiché une valeur moyenne de 4 100 euros/ha en 2016 contre 4 020 euros/ha en 2015. Elles ont été portées par une forte demande, notamment dans le Nord-Bassin parisien. Le marché de la forêt est par ailleurs considéré comme sous-exploité en France, ce qui laisse donc présager des perspectives de développement. *Société Forestière et la Fédération Nationale des Safer

La surface des transactions est en hausse de 9,8 %. 120 000 hectares ont été échangés en 2016 contre 109 000 hectares en 2015. La valeur totale des transactions s'élève à 1,444 milliard d'euros, soit une bond de 23,8 % par rapport à 2015. Enfin, le nombre total de transactions (17 500) a augmenté de 9,1 %.

En atteignant 43 300 ha en 2016, les achats des personnes morales privées (agricoles, forestières, institutionnelles, etc) 

sont en progression de 30 % par rapport à 2015. Ils ont retrouvé le niveau atteint avant la crise de 2008. Cette augmentation s’est manifestée aussi bien sur les biens forestiers de plus de 100 ha que sur ceux de moins de 100 ha. Ceci confirme un intérêt certain des investisseurs institutionnels, que ce soit pour eux ou pour leur clientèle. Les forêts sont en effet des biens réels qui produisent du bois, un matériau d’avenir écologique et renouvelable.

Le prix de vente des forêts sur pieds

L’indice général du prix de vente des bois sur pied en forêt privée en 2016 a progressé pour la quatrième année consécutive*. Il se rapproche de son plus haut niveau de 2007. En augmentation de 3 % par rapport 2015, il a atteint 58 €/m3. En 2016, les experts forestiers ont mis sur le marché 1,9 million de mètres cubes de bois. Soit une baisse de 11 % par rapport à 2015. Ce recul, corrélé aux prix, est essentiellement dû aux moindres volumes de résineux offerts. Le marché de la forêt a bénéficié de la baisse du dollar, de la reprise du secteur de la construction et de celle de la progression industrielle.

Les bois d’industrie et les bois d’énergie feuillus ont eux légèrement baisé. Plusieurs facteurs en cause : la chute des cours mondiaux de pâte à papier, des stocks déjà présents chez les industriels et un climat hivernal clément depuis plusieurs années. Ils se sont affichés, pour la première fois depuis 2006, sous la barre des 10 €/m3. Le pin maritime a également souffert du marché morose de la pâte à papier. 

Il enregistre une baisse de 6 points à 34 €/m3. Le Douglas, essence emblématique de la forêt privée française, a lui connu une progression de 7 % à 56 €/m3. Le chêne, dont le prix a bondi de 12 %, a réalisé à lui seul la hausse globale des bois feuillus.

*Derniers chiffres publiés par la Société Forestière de la Caisse des Dépôts, l’Association des Sociétés et groupements Fonciers et Forestiers (ASSFOR), les Experts Forestiers de France et l’interprofession France Bois Forêt.