BFM Business : Investir dans les groupements forestiers

admin - mise à jour de la 19 décembre 2017

Investir dans les forêts, c’est possible avec Meilleur-GF.com

Jonathan Dhiver, fondateur de Meilleur-GF.com, était l’invité de BFM Business le 14 décembre, l’occasion de présenter l’investissement en groupements forestiers. Les GF permettent d’investir en forêt dès 5000€ en déléguant la gestion à des professionnels de l’immobilier. L’investissement en forêt permet de diversifier son patrimoine. La forêt est un outil de diversification qui présente un fort potentiel : le prix des forêts augmente depuis 10 ans, la filière bois emploie plus de 450 000 personnes. Par ailleurs, investir en forêt via un groupement forestier permet à l’investisseur de bénéficier d’avantages fiscaux : réduction IR, Réduction IFI (jusqu’au 31 décembre 2017), exonération IFI et abattement sur la transmission.

 

Groupements forestiers : retranscription de l’interview

Guillaume Sommerer : Ce qui est bien dans l’univers des placements, c’est qu’on peut, de plus en plus, comparer. Il y avait les comparateurs de banques, comparateurs de fond de gestion pour placer en bourse. Vous connaissiez aussi les comparateurs de SCPI. On les reçoit régulièrement dans «Intégrale placement ». Tout cela vous aide à investir en confiance et sur vos propres critères. Désormais, il existe aussi un outil pour les groupements forestiers. Jonathan Dhiver est avec nous pour en parler, fondateur d’un tout nouveau site, Meilleur-GF.com, bonjour Jonathan,

Jonathan Dhiver : Bonjour Guillaume,

GS : Car, oui on peut investir dans les forêts. Cela permet de diversifier, d’enraciner son patrimoine et de transmettre surtout avec quelques avantages. Qui peut, aujourd’hui, être intéressé en 2017 par l’achat de forêt ?

JD : La forêt : cela s’adresse à tout le monde. Vous pouvez investir en forêt avec quelques milliers d’euros. Cela permet de donner un sens à son investissement. Nous, on est persuadé par ce produit, pourquoi ? Parce qu’il y a des potentiels de revalorisation dans le futur. La forêt, c’est un acteur de la lutte contre le réchauffement climatique. C’est important, on en parle vraiment régulièrement. Et je pense que donner un sens à son épargne, cela permet aux épargnants d’être satisfaits. L’exploitation également de la filière bois, on voit que la filière bois, en France, est peut-être un peu sous-exploitée. Et qu’avec une logique un peu optimiste, dans notre pays au niveau de l’économie, de donner un souffle, c’est peut-être une bonne chose d’investir dans les groupements forestiers.

GS : On peut investir en forêt donc à travers les groupements forestiers. Vous avez lâché le mot c’est « groupement…» À qui cela s’adresse ?

JD : Alors, cela s’adresse vraiment à tout le monde. Puisque, c’est vrai, acheter une forêt tout seul, c’est tout de suite un peu compliqué. Alors que, passer par un groupement forestier qui va être géré par une société de gestion agréée par l’autorité des marchés financiers, cela va permettre d’investir de façon plus simple. À partir de quelques milliers d’euros, en déléguant la gestion et en ayant toujours cette logique de mutualisation du risque. Vous n’êtes pas dans une seule forêt mais dans plusieurs forêts, plusieurs essences, plusieurs typologies.

GS : C’est-à-dire qu’on acquiert des forêts pour un prix modique, vous le disiez, quelques milliers d’euros suffisent. On n’a pas le souci de la gestion et on dilue le risque, puisqu’on investit à travers les groupements dans plusieurs types de forêt. C’est toujours bien, on rappelle qu’il peut y avoir encore des risques, malgré tout : les tempêtes, les maladies, etc… Et donc, à travers les groupements forestiers, vous limitez ce risque. On peut donc dire que c’est un actif tangible, sûr ou en tout cas rassurant, un refuge, la forêt ?

JD : C’est vraiment un actif qui est très tangible, aujourd’hui. Quelques chiffres, juste pour avoir une vision sur le marché Français. Aujourd’hui, il y a 30 % du territoire Français qui est composé de forêts. Donc, c’est important. C’est la 4ème superficie d’un point de vue européen.

GS : C’est la plus grande forêt de l’Europe de l’ouest, la France.

JD : Exactement ! Avec quand même une filière bois qui est aussi importante 450 000 emplois, 60 milliards d’euros de chiffre d’affaire. Et puis, notre président, Emmanuel Macron, qui nous a incité à avoir un choc dans nos modes de production. Et de faire en sorte de réorienter la finance publique, privée vers la transition énergétique. Le groupement forestier, c’est vraiment cela. C’est-à-dire qu’on investit dans une filière bois qui va se développer. Aujourd’hui, quand on voit la construction des bâtiments, le bois n’est presque pas utilisé dans la construction des bâtiments. Donc, il y a un vivier, un marché à venir. Et puis, il y a aussi le crédit carbone. On n’en parle pas mais le crédit carbone, aujourd’hui, quand une grosse société pollue, elle devrait acheter du crédit carbone et si elle achète du crédit carbone des groupements forestiers issus de l’investissement que vous avez fait et bien, cela vous fait de la valorisation en plus.

GS : Voilà, on s’inscrit dans cette thématique qui monte, de l’investissement socialement responsable aussi grâce aux forêts. Bon, on ne va pas se cacher derrière notre petit doigt, il aussi un petit intérêt fiscal à acheter des forêts, un intérêt aussi pour transmettre.

JD : Alors, c’est vrai, il existe. Pour autant, nous on aime bien vraiment dans notre fonctionnement, se concentrer sous le sous-jacent. Il faut vraiment regarder les paramètres du sous-jacent avant de regarder l’avantage fiscal. J’allais dire que ce soit pour les groupements forestiers, ou tout autre type de produit de placement. Il y un avantage qui est vraiment intéressant, c’est au niveau de la transmission : un abattement de 75% sur la valeur des forêts, du groupement forestier. Donc, c’est vraiment très intéressant. Et en plus de cela, quand vous investissez en groupement forestier, vous avez un avantage:soit sur l’impôt sur le revenu donc 18 % pour cette année, soit sur l’IFI 50 % dans la limite de 90 000 d’euros d’investissement. Attention, c’est uniquement pour l’IFI jusqu’au 31 décembre, après ce sera terminé. Vous ne pourrez plus bénéficier de cet avantage-là.

GS : Est-ce que c’est rentable malgré tout ? Parce ce que vous disiez qu’il y a un rendement, ce qu’on appelle « rendement extra-financier», vous aidez comme cela, au développement durable. En encourageant les exploitations des forêts, très bien. Mais est-ce que cela rapporte de l’argent à celui qui investit, aux particuliers qui vous écoutent et qui seront peut être tentés ?

JD : C’est quand même un produit de capitalisation. Vous avez un rendement qui peut être distribué par rapport à l’exploitation de la forêt. C’est-à-dire que le gérant va couper du bois dans les groupements forestiers et le vendre. Il peut y avoir aussi l’exploitation de la chasse, il peut y avoir de la trésorerie. Mais ce sont des rendements qui sont quand même faibles. Ce ne sont pas des rendements qui sont mirobolants. Quand on a 1% de rendement sur ce type de fonds par an, c’est tout à fait satisfaisant.

GS : Et quels sont, du coup, les groupements forestiers les plus performants ?

JD : En performance, vraiment la moyenne est entre 0 à 1 % au niveau du rendement. Pour les plus performant, on a…



GS : C’est pour l’intérêt fiscal qu’il faut y aller.

JD :C’est vraiment pour l’intérêt fiscal et la logique de transmission. Sur les groupements qui offrent les meilleurs rendements, on a identifié un groupement qui offre plus de 3,5% de rendement. C’est tout à fait exceptionnel. Il vaut mieux partir du principe : quand on a un investissement dans un groupement forestier entre 0 à 1 % pas plus.

GS : C’est quand même moins rentable que les SCPI. Et vous êtes aussi spécialiste des SCPI puisque vous venez régulièrement nous en parler. Vous n’êtes pas un peu frustré de voir aujourd’hui, nous vendre aussi des forêts qui rapportent 4 ,5 ,6 fois moins que les SCPI ?

JD : C’est un outil qui est tout à fait complémentaire. Tout à l’heure Jean-François Filliatre parlait de l’épargne, c’est important d’épargner de façon régulière, diversifier, sur l’ensemble des placements. On ne doit pas se positionner, uniquement sur un instant T et mettre le maximum. En diversifiant sur la forêt, cela permet de se dire « Ok, cette épargne-là, c’est une épargne que je pourrai transmettre à mes enfants, de façon peut être un peu facilitée, pour que l’addition soit moins lourde »

GS 
: 
Jonathan Dhiver, le fondateur de ce nouveau comparateur Meilleur-GF.com. Et ce monde de la forêt qui concerne beaucoup de Français. Il y plus de 3 millions de propriétaires de forêt en France. Souvent, c’est par un héritage. Mais, cela fait quand du monde. Et donc, il y autant de détenteurs de forêts, par exemple, que de détenteurs de PEA. Et, cela, on ne le souligne jamais assez. Merci beaucoup Jonathan d’être venu nous voir. 

Il faut nous parler de ces forêts qui poussent comme les marchés financiers. Et, en tout cas, Milan qui pousse de 0,2 %, c’est la seule hausse en Europe. Pour le reste, on recule un peu. Légère baisse à Paris : -0,1, on y reviendra bien sûr avec tous nos experts dans « Intégrale placement » 
A tout de suite !

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