Meilleur-GF.com présente France Valley

redacteur - mise à jour de la 11 décembre 2019

Arnaud Filhol, Directeur Général et Co-fondateur de France Valley est invité par Meilleur-GF.com pour parler des performances de la société de gestion ainsi que ses perspectives de développement.

 

 

Retrouvez ci-dessous la retranscription de son interview

 

Arnaud Filhol, Directeur Général et co-fondateur de France Valley

Bonjour,
Arnaud Filhol ! Je suis directeur général et co-fondateur de France Valley, qui est une société de gestion de portefeuille, agréée par l’AMF pour gérer des groupements forestiers français, agricoles et viticoles. On a également une activité de gestion de fond immobilier pour les investisseurs institutionnels. On gère au total à peu près un milliard d’actifs pour l’ensemble de nos clients qui sont au nombre de 4500 aujourd’hui à peu près. On est une dizaine de personnes pour faire tout cela.

 

Pourquoi les Groupements Forestiers ? Quelle est votre vocation ?

On a constaté depuis de nombreuses années que les épargnants avaient besoin d’investir dans le foncier et au fond, c’est quelque chose qu’ils n’ont jamais quitté depuis des siècles. Puisque l’investissement foncier, c’est probablement le premier qui a jamais existé dans le patrimoine des Français. On a considéré qu’il était intéressant pour eux d’accéder à ce foncier, sans forcément s’acheter une forêt tout seul en direct, ce qui coûte très cher, ce qui est compliqué, parce qu’il faut aussi la gérer. D’abord, il faut la trouver, il faut la gérer. Ensuite, il faut évidemment essayer de diversifier son portefeuille alors que quand on n’a qu’une seule forêt, on ne peut pas diversifier. Donc, on a construit des groupements fonciers forestiers dans un premier temps pour leur permettre de réaliser ces investissements. Et je pense qu’on a eu raison, puisqu’on est devenu le premier investisseur forestier privé en France. On gère aujourd’hui 10500 ha et on a grâce à cela pu constituer un groupement forestier d’investissement qui est le premier GFI en France qui gère 33 forêts, 5500 ha, extrêmement diversifiées; un vrai produit d’épargne et on a une demande considérable pour ce type d’investissement.

Pour vous donner un exemple : quand on regarde l’attrait qu’il y a pour les SCPI de manière générale et depuis de nombreuses années et même si les groupements forestiers n’ont pas de vocation est aussi rentable que cela, c’est une épargne qui fait vraiment du sens dans le patrimoine pour plusieurs raisons.

La première, c’est que c’est complètement décorrélé des marchés financiers naturellement. Cela présente des aléas qui sont beaucoup plus faibles que ceux des marchés financiers. De ce point de vue là, c’est une épargne qui est intéressante dans un droit en patrimoine. On peut, grâce à cela, également préparer sa succession, c’est-à-dire la transmission de son patrimoine dans des conditions qui sont élégantes d’un point de vue fiscal, puisque vous avez un abattement de 75 % sur la valeur des forêts, quand vous calculez les droits. Et enfin, toujours pour rester sur la fiscalité, qui est un accompagnement de cet investissement, vous avez une réduction d’impôt sur le revenu au moment de l’investissement. Tout cela fait que c’est un ensemble, je dirais, intéressant pour l’épargnant d’un point de vue fiscal et d’un point de vue patrimonial. Mais le vrai moteur de décision de leur investissement, c’est-à-dire investir sur quelque chose de tangible, qui fait du sens et c’est très important en ce moment, qui en plus, d’un point de vue écologique, est parfaitement responsable.

 

Quels sont vos critères dans le choix d’un actif forestier ?

Un actif forestier, cela peut paraître simple quand on ne connait pas. Je prends une forêt, je vois des arbres et toutes les forêts se ressemblent. Alors quelques-uns vont être capable de différencier des essences, entre les résineux et les feuillus. La réalité, c’est que c’est un univers qui est d’une grande profondeur et on a parfois même des polytechniciens qui gèrent quelques-unes de nos forêts. On voit qu’il y a derrière un véritable savoir-faire. Et en l’occurrence, pour sélectionner une forêt, on va d’abord regarder ce qu’on appelle la station forestière. C’est-à-dire : où se situe ma forêt, en termes de sol, en termes de relief, d’altitude, de pluviométrie, sur quel versant elle est. Est-ce qu’elle est accessible ? Tous ces éléments qui permettent de déterminer si les arbres qui sont présents dans cette forêt sont en station, c’est-à-dire qu’ils sont installés au bon endroit pour se développer dans de bonnes conditions et produire un bois de qualité. Si je prends un chêne par exemple et que je le plante sur du sable, on n’aura pas les mêmes résultats que sur le bon sol qu’on va trouver dans l’Allier où on va produire par exemple les chênes de la forêt de Tronçais qu’on trouvera in fine dans la tonnellerie. Donc ces stations forestières, cette adéquation entre les arbres, les sols et le climat, grosso modo, c’est l’élément principal. Pour regarder cela, on peut carotter le sol pour regarder comment il est composé. Mais le plus simple, pour le néophyte, qui se demanderait est-ce que France Valley achète cette forêt ou pas, quand il se promène dans une forêt, c’est plutôt de lever la tête et regarder les arbres. Parce que plus ils sont élancés, plus ils sont droits, plus ils partent haut, meilleurs sont les sols. Si les sols ne sont pas bons, s’ils ne sont pas riches, vous avez des arbres qui vont peu se développer dessus. S’il manque d’eau pareil, ils vont être en stress hydrique, ils vont voire, peut-être même être malades. Tandis que sur une station forestière qui leur correspond, ils seront parfaitement élancés.

 

Quelques conseils que vous donneriez à un épargnant avant d’investir ?

Première chose, le législateur et l’autorité des marchés financiers ont décidé de lancer les groupements forestiers d’investissement. Parce qu’un GFF classique, il y a un certain nombre de défauts auquel répond le GFI. Par exemple dans un GFI qui a obtenu un visa de l’AMF comme c’est le cas de GFI France Valley Patrimoine que nous gérons, la responsabilité des associés n’est pas limitée à leurs apports.

Deuxième chose, la gouvernance du groupe GFI est bien meilleure que celle d’un GFF puisque vous avez un conseil de surveillance, un commissaire aux comptes, vous avez également un évaluateur indépendant agréé par l’autorité des marchés financiers, un certain nombre d’éléments qui font que globalement, la gestion technique et le risque porté par l’investisseur est bien moindre dans un GFI comme celui-ci. D’autre part, il se trouve que le GFI France Valley Patrimoine dont on assure la gestion est de taille importante. Je pense que c’est le plus gros groupement forestier qui est proposé aujourd’hui aux épargnants. Je vous le disais avec plus d’une trentaine de forêts aujourd’hui à son actif, avec 5 500 ha, et surtout très diversifiées.

Il faut envisager l’investissement forestier, certes, comme quelque chose de tangible, quelque chose de durable, qui est un investissement qu’on fait sur le long terme mais cela doit répondre aussi à un certain nombre de critères qui sont assez proches de ceux qu’on va trouver dans les OPCVM financiers classiques. En l’occurrence, le plus important de ce point de vue, c’est la diversification. La diversification des essences, par exemple, si vous avez aujourd’hui juste une forêt ou quelque forêt, avec notamment des épicéas, ils sont aujourd’hui atteints par les scolytes, c’est évidemment embêtant. Donc il vaut mieux avoir beaucoup d’essences pour ne pas dépendre du risque phytosanitaire de tel ou tel. Cela permet aussi d’éviter de dépendre de l’évolution du cours du bois de telle ou telle essence. Parce que l’évolution du chêne, la valeur du chêne ne suit pas la valeur du pin maritime par exemple.

Cette diversification est essentielle et dans ce groupement forestier que nous gérons, j’invite les épargnants à regarder les diversifications du groupement dans lequel il investit, s’il a en l’occurrence 33 forêts c’est 50 % résineux, 50 % feuillus et avec probablement plus d’une dizaine d’essence au total. Cet élément est un critère, je pense, assez déterminant.

 

Quelle est votre vision future des Groupements Forestiers sur le marché ?

J’ai lu récemment un rapport qui était produit par une administration, qui s’interrogeait sur l’intérêt d’investir aujourd’hui dans le foncier, compte tenu du fait qu’il a pris beaucoup de valeur les années précédentes. La question était : les arbres ne montent pas au ciel, c’est le cas de le dire et donc il y a un moment où cela va peut-être s’arrêter. Et le rapport travaillait et réfléchissait à tout cela. Et sa conclusion était qu’il ne fallait pas investir dans le foncier, parce qu’il a déjà beaucoup trop augmenté. Ce rapport date de 1969, vous voyez qu’il ne date pas d’aujourd’hui. Et depuis 1969, le foncier en France, qu’il soit forestier, viticole, agricole a gagné à peu près 3 % par an en moyenne sur toute cette période, avec parfois des périodes de baisse, mais globalement sur le long terme avec une hausse de 3 %. Nous, on pense que cela va continuer parce qu’il y a structurellement en France une offre de forêt à vendre qui est extrêmement limitée. Les français qui ont des forêts intéressantes les conservent. Et ils ont raison de le faire. Donc elles sont difficiles à trouver. S’il y a un autre critère que les épargnants doivent regarder, c’est la capacité du gestionnaire de groupement à trouver des forêts. Ce déséquilibre entre l’offre et la demande fait que le prix à l’hectare, je pense continuera à progresser.

Deuxième élément, la construction en bois en France, on est très en retard dessus. L’année dernière, pour vous donner une idée, on construisait, on utilisait du bois dans 6 % des constructions de maison individuelle. Cela a augmenté de 49 % l’année dernière. On est en très forte augmentation de quelque chose d’encore petit sur lequel on a du retard. La demande de bois est quelque chose de porteur aussi pour évidemment le prix des forêts dans lesquelles on investit pour leur rendement.

Et dernier élément, on a besoin de manière générale de protéger notre environnement et la forêt y contribue très largement. Aujourd’hui, la forêt capte à peu près 20 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Et typiquement, cela correspond grosso modo à l’émission de tout le parc automobile privé français. Donc c’est considérable et cela peut encore s’améliorer avec des méthodes de sylviculture, avec du travail sur des forêts qui n’étaient probablement pas exploitées. Et donc finalement, là aussi, ce besoin global sur le long terme de protection de notre environnement est également un facteur très positif pour la forêt et pour sa valeur, pour celui qui fait ce type d’investissement.

 

Le mot de la fin ?

Je vous l’annonce, on a obtenu l’agrément de l’autorité des marchés financier sur le GFI France Valley Patrimoine, qui offre tous les avantages que je vous décrivait tout à l’heure, qui sont très importants pour les épargnants. Je sais que certains de mes confrères vont le faire aussi et on en est ravi parce qu’on est depuis 10 ans seul à prêcher pour ces investissements fonciers. On voit que la demande est absolument considérable et de la même manière que si on veut que ces produits d’épargnes se développent, ce ne sera jamais aussi bien que si on a des confrères qui s’en saisissent également.

 

 

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